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Lorsqu’on évoque le thème « robots et science-fiction », les images qui viennent à l’esprit oscillent, souvent, entre androïdes intelligents et machines menaçantes, ou même quelquefois robots ménagers de base. Il faut dire que, jusqu’à récemment, le fossé demeurait large des robots aspirateurs ou tondeuses (plus ou moins autonomes) à des êtres synthétiques dotés de fonctions ou de formes d’intelligence avancées.
L’écart semble toutefois sur le point de se combler avec l’apparition d’une nouvelle génération de robots. Plus autonomes, capables de dialoguer, de détecter certaines émotions, ils pourraient encore assister une personne dans les gestes du quotidien. Avec le temps, ces nouveaux assistants pourraient même, progressivement, trouver leur place auprès des seniors.

Le phénomène est récent, le marché prometteur et de nombreuses compagnies s’y attèlent. Outre-Atlantique, la division Tesla Robotics d’Elon Musk fait beaucoup parler d’elle. Mais face aux questions soulevées par le vieillissement de ses propres populations, l’Asie et en particulier la Chine est également bien décidée à être devancière dans ce domaine.
Mais alors, l’assistance des séniors sera-t-elle robotique ? Entre fantasmes d’humanoïdes bienveillants à la C-3PO de Star Wars et impitoyables machines à tuer sorties des plus sombres univers hollywoodien, que penser de ces avancées ? Doit-on s’en réjouir ou les craindre ?
Dans ce dossier, nous faisons le point sur une révolution technologique qui pourrait transformer le maintien à domicile au cours des prochaines années. Mais avant, faisons un petit retour sur l’âge d’or de la science fiction et ses incontournables droïdes ou robots intelligents.
Robots et science-fiction : de l’imaginaire à la réalité

Si des auteurs du 19e siècle comme H.G. Wells avaient déjà inauguré le genre de l’anticipation, du milieu du 20e siècle et jusqu’aux années 80, le genre de la Science-Fiction devint vraiment en vogue dans la littérature. Il en sortit de nombreux auteurs géniaux, de Isaac Asimov, Frank Herbert ou Ray Bradbury à des Philip K Dick ou encore des Van Vogt.
Dans le lot, Isaac Asimov reste peut-être l’auteur ayant le plus formalisé la question d’êtres mécaniques dotés d’intelligence artificielle avec ses efforts de réflexion sur des lois et une éthique de la robotique.
Dans la foulée de cette mouvance, le cinéma a rapidement pris le relais, bientôt épaulé par une montée en puissance des effets spéciaux. De La Guerre des mondes de 1953 à la Planète interdite de 1956, ou bien plus tardivement Star Trek ou Star Wars, les imaginaires se sont vite trouvés nourris de toute un foule de créatures mécaniques et d’androïdes autonomes.
Les robots et l’apocalypse
Dans cette continuité, les années 90 ont eu, elles aussi, leurs lots d’humanoïdes du plus sympathique au plus machiavélique. On pense au Terminator, au personnage de Ash, androïde étonnamment humain (en apparence seulement) dans Alien, et tant d’autres encore.
Au cœur de toute cette production, les cerveaux informatiques et l’IA non robotique n’étaient pas non plus en reste : de fictions où de super ordinateurs saluent, chaque matin, leur propriétaire avant de lancer le café, au terrifiant Skynet et ses plans de destruction massive de l’espèce humaine. Finalement, entre vision d’apocalypse et techno-optimisme, un univers robotique manichéen avait fini par se dessiner des sympathiques D2R2 ou C-3PO de Georges Lucas, au glaçant T-800 de James Cameron.
Le plus intéressant dans toutes ces créations imaginaires, c’est leur influence mutuelle. Il n’est pas rare, en effet, que ces figures robotiques se nourrissent les unes des autres. Comme nous le rappelle British Film Institute, C-3PO notamment, doit une partie de son apparence au robot de Metropolis de Fritz Lang, sorti cinquante ans avant Star Wars.
Qui sont-ils ? Le match des icônes de la pop-culture

Pour bien comprendre les deux visions qui s’affrontent dans notre dossier sur la robotique pour senior et ce qu’elle sous-tend, un petit retour en arrière cinématographique s’impose :
C-3PO (Star Wars) : L’assistant dévoué et un brin froussard.
Créé par George Lucas en 1977, C-3PO est un droïde de protocole doré, polyglotte et programmé pour servir les humains. Légèrement psychorigide, bavard et souvent dépassé par les événements, il brille par sa politesse et son empathie constante. Il incarne la vision d’une technologie bienveillante, pacifiste et purement utilitaire.
Le Terminator / T-800 : La machine de guerre implacable.
Imaginé par James Cameron en 1984, ce cyborg à l’endosquelette métallique est devenu légendaire. Recouvert de tissus humains, le T-800 est envoyé du futur par Skynet. Cette IA rebelle lui a confié la mission d’éliminer les futurs leaders de la résistance humaine. Froid, presque invincible et programmé pour détruire, le Terminator est l’image même des machines devenues autonomes. Ayant échappé au contrôle de leurs créateurs, elles sont bien décidées à éradiquer l’engeance humaine.
De la robotique d’assistance à la guerre ouverte

Les progrès des 20e et 21e siècle ont-ils donné raison à cette division tranchée ? D’une certaine manière oui. La robotique d’assistance continue, certes, de nous être présentée comme une application prometteuse. Toutefois, les terrifiants androïdes ou quadrupèdes robotiques sont aussi de la partie.
De nombreuses vidéos Youtube ne manquent pas de nous vanter les promesses de futures applications militaires ou policières autonomes. Des robots quadrupèdes ouvrent des portes ou évoluent dans des environnements tous terrains. On nous parle encore de robots policiers et des androïdes chinois s’affrontent déjà durement sur des rings. Face à cette réalité, la guerre des machines contre l’homme est forcément un peu dans les esprits.
A tout cela vient s’ajouter l’explosion de l’intelligence artificielle, ses applications et son impact potentiel sur l’économie. Entre pertes d’emplois massives annoncées dans tous les secteurs, mais aussi “évasion” ou “fuite”, nous dit-on, de certaines IA qui échapperaient déjà à leurs concepteurs, les imaginations s’échauffent forcément.
Sur les réseaux ou dans la presse, en matière d’IA, le sensationnalisme et le catastrophisme comme le techno-optimisme sont largement de la partie. Et quand certains se frottent les mains en vantant les opportunités offertes par ces nouveaux progrès, d’autres restent plus en retrait. Cette Intelligence à laquelle on parle maintenant de donner corps via la robotique pourrait-elle bientôt échapper totalement à notre contrôle ? La question reste pour l’instant en suspens.
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